Bonding sous Linux

Le bonding sous Linux est l’équivalent de l’etherchannel de chez Cisco ou encore le portchannel de chez H3C. Mais si cela ne vous parle pas encore, il s’agit en fait de faire du « teaming » (ou fusion) entre plusieurs interfaces réseau en une seule.

Quelle est l’avantage d’une telle manœuvre ? En réalité, on peut faire du teaming de plusieurs sortes qui présentent toutes de vrais avantages.

On peut par exemple configurer notre bonding pour avoir un lien actif et un lien de backup (mode Active-Backup) ce qui permet d’avoir une disponibilité garantie en cas de chute d’un des liens.

On peut également le configurer en mode broadcast ce qui nous permettrait d’envoyer les paquets sur toutes les interfaces et ainsi est insensible aux erreurs sur un des liens.

Un autre mode intéressant est le 802.3ad (plus connu sous Link Aggregation) qui permet de réunir plusieurs interfaces physique en une interface logique et, ainsi, nous permettre de doubler, tripler, quadrupler la bande passante d’un lien.

Mais comment configurer cela sous Linux. Rien de bien compliquer. Nous allons voir ici une configuration sous CentOS (manipulation compatible RedHat et dérivés).

Tout d’abord, modifions le fichier /etc/modprobe.conf pour y rajouter les lignes suivantes :

alias bond0 bonding
options bond0 miimon=80 mode=5

En créant l’alias bond0, nous définissons une nouvelle interface nommée bond0 en lui associant plusieurs options. L’une des options importante est le mode. Ce mode nous permet de créer un bonding en choisissant le mode qu’on désire.

Voici la liste des modes disponibles :

mode=0 (Balance Round Robin)
mode=1 (Active backup)
mode=2 (Balance XOR)
mode=3 (Broadcast)
mode=4 (802.3ad)
mode=5 (Balance TLB)
mode=6 (Balance ALB)

Une fois le fichier modprobe.conf modifié, il faut créer la nouvelle interface bond0. Nous allons donc créer le fichier /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-bond0

# nano /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-bond0
DEVICE=bond0
IPADDR=X.X.X.X
NETMASK=X.X.X.X
GATEWAY=X.X.X.X
ONBOOT=yes
BOOTPROTO=none
USERCTL=no

IPADDR est l’ip de notre interface logique , NETMASK le masque de sous-réseau et GATEWAY la passerelle par défaut.

Ensuite, il faut configurer les interfaces qui feront parties de ce bonding :

# nano /etc/sysconfig/network-scripts/ifcfg-eth0
DEVICE=eth0
ONBOOT=yes
BOOTPROTO=none
USERCTL=no
MASTER=bond0
SLAVE=yes

On fait la même manipulation pour eth1, eth2, … , ethX. MASTER étant l’interface logique à laquelle on veut associer l’interface.

Une fois tout cela fait, on peut relancer le service :

# /etc/init.d/network restart

Un petit ifconfig nous permettra de voir si notre interface bond0 est bien créée.

 

A très bientôt pour un autre tuto 🙂

Le DHCP sous Windows Server 2008

 

Dans le cadre des cours que j’ai donné à l’Henallux, il était demandé de faire un serveur DHCP sous Windows Server 2008 (R2). Chose qui a donné parfois pas mal de fil à retordre pour pas mal de mes étudiants.

C’est donc en pensant à eux et à la façon dont j’alimenterais encore une fois YanX.eu d’un tuto utile que je me suis décidé à faire un petit « Howto » pour la création d’un serveur DHCP. L’équivalent sous Linux arrivera incessamment sous peu.

En deux mots, le serveur DHCP sert à attribuer dynamiquement des adresses IP aux clients qui seront à même d’envoyer une requête à un serveur DHCP traînant dans le réseau mais aussi de recevoir la réponse en retour.

On ne va donc pas entrer dans les détails niveau réseau mais il faut savoir que de base, une requête DHCP venant du client est faite en broadcast. Cela signifie donc que la requête n’est pas censée aller au-delà d’un routeur. Toutefois, des fonctionnalités sympathiques se trouvant des appareils faisant office de routeur permettent de relayer ces requêtes et de les envoyer en dehors du réseau (ip helper-address chez Cisco)

Attaquons la configuration du serveur DHCP. Supposons que le serveur Windows 2008 est fraîchement installé, démarré, pré-configuré (IP statique, Hostname configuré, …). Nous allons commencer par installer le rôle Serveur DHCP

Il nous faut ensuite choisir la carte sur laquelle on veut voir le DHCP actif. Dans mon cas, je n’ai qu’une carte réseau mais en admettant que nous en avons deux (une côté LAN client et l’autre côté Internet dans le cas où le serveur ferait office de routeur), il faudra choisir la carte où notre serveur va répondre aux requêtes DHCP.

Ensuite, il faudra choisir un nom de domaine (dans le cas d’un Active Directory cela est assez important mais dans le cas d’un petit DHCP dans un réseau local, nous pouvons y mettre ce que nous voulons. Par exemple test.local . Pour en savoir un peu plus, ce « suffixe » qu’on envoie en DHCP sert essentiellement à résoudre des noms d’hôtes. Dans le cas d’un AD par exemple, si notre domaine est mydomain.com et qu’un client clientA fait partie de ce domaine, en faisant un ping clientA , on va en fait résoudre clientA.mydomain.com ).

Il faut également définir une ou deux IP de serveur DNS qui seront envoyés au client dans le paquet DHCP.

Le WINS (ancêtre du serveur DNS moderne) est de moins en moins utilisé. Je le désactive donc dans le cadre de ce tuto 😉 .

Après quoi, nous allons rajouter une (ou plusieurs) étendue(s) DHCP. On entend par étendue le sous-réseaux qui va bénéficier du DHCP avec tous ses paramètres (Passerelles, Bail, …).

Dans le Wizard de Windows Server 2008, on nous propose d’ajouter un nom d’étendue (permettant de repérer plus facilement une étendue dans l’arborescence quand on en dispose de plusieurs), une adresse de début et de fin (qui seront les IP distribuées aux clients), le masque de sous-réseau qui sera envoyé aux clients et la passerelle par défaut qui sera également envoyée.

Ensuite, on vient désactiver le mode DHCPv6. Dans le cas d’un petit réseau local, à part pour s’amuser, on n’implémente généralement pas l’IPv6.

Enfin, après un bref aperçu de ce que nous avons paramétré, nous pouvons installer le serveur DHCP. Ceci doit se terminer avec un « Installation réussie« . Le cas échéant, lisez attentivement le message d’erreur que vous seriez susceptible d’avoir.

Un coup d’oeil dans l’arborescence du Gestionnaire de serveur nous permet de visualiser l’étendue que nous avons configuré. C’est ici qu’on pourrait rajouter également des options que nous avons oublié dans l’assistant de configuration (par exemple une passerelle oubliée). Mais c’est ici aussi qu’on peut rajouter des options avancées non-proposées dans l’assistant (l’adresse d’un serveur de temps (NTP), …)

Il reste plus qu’à configurer nos clients en DHCP pour recevoir les adresses émanant du serveur. Le DHCP est très utile lorsqu’il s’agit d’une grande entreprise qui doit gérer de nombreux sous-réseaux. Une seule machine pouvant ainsi distribuer des adresses à une quantité de machine permet de gagner énormément de temps (à ne pas devoir configurer toutes les machines en IP statique au risque d’avoir des conflits IP notamment) mais aussi d’éviter les erreurs de configuration des postes clients.

Dans un petit réseau local, le DHCP permet à Monsieur Tout-le-monde de déballer son routeur et son PC puis d’utiliser directement sa machine pour surfer sur Internet sans devoir se tracasser de savoir ce qu’est une adresse IP.

En résumé, le DHCP c’est très bien et, en plus, le serveur DHCP n’est pas bien difficile à mettre en place :-).

Blanca, Nirka

Je n’ai pas pu m’empêcher de publier une photo de nos deux plus fidèles compagnons : Blanca (gauche) et Nirka (droite).

Hier et aujourd’hui, comme d’habitude, elles ont pu encore profiter du beau temps dans le jardin.

Quoi de mieux à faire pour elles que nous ennuyer toutes les 3 minutes pour lancer un jouet. Ou encore s’amuser à prendre d’énormes cailloux et de les semer un peu partout dans la pelouse histoire d’être bien ennuyé quand il est question de tondre la pelouse :-D.

Comment leur en vouloir ?! Tous les amoureux de chiens seront unanimes sur la question. Il est impossible de faire la tête à un chien plus d’une poignée d’heure.

Voilà donc un petit article consacré à nos deux petites (bien que fort grandes en fait) bergère blanche suisse :-).

Belle région, beaux paysages

Beau paysage de Sainte-Ode

Quel beau week-end pour reprendre un peu l’appareil photo et tenter pour commencer quelques paysages. Ici, il s’agit de la vue que j’ai depuis ma terrasse (ou du moins une partie de la vue).

Malgré le ciel encore un peu menaçant, le quelques rayons de soleil m’ont permit de prendre une assez jolie photo du cadre que je peux voir tous les jours en rentrant chez moi :-). J’espère qu’une fois l’été venu, je pourrai prendre un peu plus de photos de ma région et vous les faire partager.

Vivement la saison des barbecues 😀

Plants vs Zombies

Aujourd’hui, ma chère et tendre m’a fait découvrir un jeu. Je l’avais déjà vue jouer, j’avais déjà entendu parler, j’avais déjà lu des choses sur ce jeu mais jamais encore je n’y avais jouer. Il s’agit de « Plants VS Zombies »

Et c’est avec grande surprise que j’ai découvert que ce jeu était super prenant et bien plus chouette qu’un simple « Tower Defense ».

Bien que basé sur le même principe, ce n’est toutefois pas pareil. Pas mal de possibilités, au cours du jeu les choses changent, on ne possède jamais les mêmes « armes » (qui sont en fait de simples… plantes).

Bref, une agréable surprise qui me pousse presque à acquérir la version complète (disponible pour une poignée de $ sur des sites de téléchargement).

Sinon une version d’évaluation (qui est déjà toutefois bien complète pour découvrir et aimer ce jeu) est disponible sur le Chrome Web Store ou directement depuis l’adresse suivante : http://chrome.plantsvszombies.com/